Incunables héraldiques Loubet del Bayle
Description:
Astronome à la sphère armillaire tenant dans ses mains un écu aux armes Loubet del Bayle, d’or au loup passant de gueules, au chef du même chargé de trois cloches du champ.
Description:
Armes Loubet del Bayle, d’or au loup passant de gueules, au chef du même chargé de trois cloches du champ. au cimier au demi-loup tenant une sphère armillaire dans le style du Zürcher Wappenrolle.
Armes d’alliance avec la famille Kolouch.
Un style inspiré des Chroniques de Nuremberg
En octobre 2024, Noé a réalisé deux œuvres basées sur l’esthétique de sources allant du Moyen-Âge tardif au milieu de la Renaissance.
La première œuvre, l’astronome armorié, est inspiré des Chroniques de Nuremberg (Liber Chronicarum, XVe). Pour ses recherches, Noé s’est appuyé sur un index personnel réalisé après avoir compulsé des centaines de fois les plus de six cent pages des Chroniques.
Noé compose lui-même les textes à partir de caractères isolés copiés directement des Chroniques de Nüremberg un des incunables les plus célèbres des débuts de l’imprimerie (1493).
L’étape suivante a consisté à choisir le personnage représenté : un astronome, un page et un chevalier. Ce choix structurant permettra ensuite de dessiner les parties moins importantes du dessin, par exemple les manches, et de laisser au commanditaire le choix sur les éléments importants, comme ce qui est tenu en main (sphère armillaire, sceptre, balance) , le chapeau, le type de visage etc. Finalement, il est décidé de partir sur un astronome pour rester dans l’esprit de la sphère armillaire.
Une fois l’objet du dessin fixé, Noé réalise une planche d’inspiration où il regroupe les représentations des différents éléments qu’il souhaite représenter : en l’occurrence un astronome (un mage) tenant une sphère armillaire et tenant un écu dans ses mains.
La séquence suivante montre comment Noé dessine au trait les contours du dessin en essayant de reproduire l’irrégularité des traits des illustrations des premiers imprimés ainsi que la mise en couleurs qui donne ce rendu vieux papier.
Le montage final regroupe sur un seul plan, le fond coloré, les contours noirs et l’arrière-plan en style papier ancien.
... ou de l’Armorial de Zurich
La deuxième œuvre s’inspire du célèbre armorial de Zurich (Zürcher Wappenrolle, ca 1340) qui constitue une des plus anciennes collections d’armoiries de la petite noblesse du Saint-Empire romain germanique.
Ce que Noé aime dans le Wappenrolle von Zürich, c’est le type d’illustrations. Quand il imite ce style, il ajoute « une twist gravure, avec des lignes bien rugueuses et saignantes ». Voir ci-dessous.
Le loup (comme la sphère armillaire), est d’abord dessiné à main levée en s’inspirant de dessins de lions, ours et renards du Wappenrolle von Zürich. Le loup est donc produit dans cette esthétique sans référence « pure », c'est-à-dire qu’il n’existe pas de loup identique à celui représenté finalement dans la source originelle.
Mais laissons Noé commenter lui-même sa création :