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Compositions héraldiques par Noé-Malcolm Renaud

Armorial Loubet del Bayle

Incunables héraldiques Loubet del Bayle

Astronome aux armes Loubet del Bayle par Noé-Malcolm Renaud

Description:

Astronome à la sphère armillaire tenant dans ses mains un écu aux armes Loubet del Bayle, d’or au loup passant de gueules, au chef du même chargé de trois cloches du champ.

Armoiries Loubet del Bayle dans le style du Zürcher Wappenrolle par Noé-Malcolm Renaud

Description:

Armes Loubet del Bayle, d’or au loup passant de gueules, au chef du même chargé de trois cloches du champ. au cimier au demi-loup tenant une sphère armillaire dans le style du Zürcher Wappenrolle.

Armoiries Kolouch dans le style du Zurich Roll of Arms par Noé-Malcolm Renaud

Armes d’alliance avec la famille Kolouch.

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La Chronique de Nuremberg

Chronique de Nuremberg

La Chronique de Nuremberg est un ouvrage allemand publié en 1493 : c’est l’un des incunables les mieux documentés, les mieux conservés et l’un des premiers à intégrer avec succès textes et images.
Rédigé par le savant, médecin et humaniste nurembergeois Hartmann Schedel (1440-1514), cette sorte de chronique universelle encyclopédique incluant des histoires de plusieurs villes européennes, a été imprimée par l’imprimeur et éditeur Anton Koberger qui l’a enrichi de 1809 illustrations faisant de La Chronique l'un des livres les plus techniquement avancés de l’époque.

Chronique de Nuremberg

Il a fait appel au peintre, dessinateur et graveur sur bois Michael Wolgemut et à son beau-fils Wilhelm Pleydenwurff (également de Nuremberg) pour les gravures. Wolgemut et ses employés, dont son élève Albrecht Dürer (qui a probablement contribué à l'élaboration de certaines illustrations), ont exécuté 645 blocs gravés sur bois grâce auxquels les illustrations furent ajoutées à l'ouvrage en 1809. Parmi les visuels figurent des vues de villes, une carte du monde et une carte de l'Europe, ainsi que des illustrations qui offrent un aperçu intéressant du monde quotidien à la fin du XVe siècle.
L’ouvrage de 656 pages était alors disponible en deux versions : une impression en noir et blanc non reliée et une édition plus travaillée, reliée et colorée à la main.

Chronique de Nuremberg

Un style inspiré des Chroniques de Nuremberg

En octobre 2024, Noé a réalisé deux œuvres basées sur l’esthétique de sources allant du Moyen-Âge tardif au milieu de la Renaissance.

La première œuvre, l’astronome armorié, est inspiré des Chroniques de Nuremberg (Liber Chronicarum, XVe). Pour ses recherches, Noé s’est appuyé sur un index personnel réalisé après avoir compulsé des centaines de fois les plus de six cent pages des Chroniques.

Chroniques de Nüremberg, Noé-Malcolm Renaud

Noé compose lui-même les textes à partir de caractères isolés copiés directement des Chroniques de Nüremberg un des incunables les plus célèbres des débuts de l’imprimerie (1493).

Chroniques de Nüremberg, Noé-Malcolm Renaud

L’étape suivante a consisté à choisir le personnage représenté : un astronome, un page et un chevalier. Ce choix structurant permettra ensuite de dessiner les parties moins importantes du dessin, par exemple les manches, et de laisser au commanditaire le choix sur les éléments importants, comme ce qui est tenu en main (sphère armillaire, sceptre, balance) , le chapeau, le type de visage etc. Finalement, il est décidé de partir sur un astronome pour rester dans l’esprit de la sphère armillaire.

Chroniques de Nüremberg, Noé-Malcolm Renaud

Une fois l’objet du dessin fixé, Noé réalise une planche d’inspiration où il regroupe les représentations des différents éléments qu’il souhaite représenter : en l’occurrence un astronome (un mage) tenant une sphère armillaire et tenant un écu dans ses mains.

Chroniques de Nüremberg, Noé-Malcolm Renaud

La séquence suivante montre comment Noé dessine au trait les contours du dessin en essayant de reproduire l’irrégularité des traits des illustrations des premiers imprimés ainsi que la mise en couleurs qui donne ce rendu vieux papier.

Le montage final regroupe sur un seul plan, le fond coloré, les contours noirs et l’arrière-plan en style papier ancien.

Chroniques de Nüremberg, Noé-Malcolm Renaud
Chroniques de Nüremberg, Noé-Malcolm Renaud

... ou de l’Armorial de Zurich

La deuxième œuvre s’inspire du célèbre armorial de Zurich (Zürcher Wappenrolle, ca 1340) qui constitue une des plus anciennes collections d’armoiries de la petite noblesse du Saint-Empire romain germanique.

Ce que Noé aime dans le Wappenrolle von Zürich, c’est le type d’illustrations. Quand il imite ce style, il ajoute « une twist gravure, avec des lignes bien rugueuses et saignantes ». Voir ci-dessous.

Wappenrolle von Zürich, Noé-Malcolm Renaud

Le loup (comme la sphère armillaire), est d’abord dessiné à main levée en s’inspirant de dessins de lions, ours et renards du Wappenrolle von Zürich. Le loup est donc produit dans cette esthétique sans référence « pure », c'est-à-dire qu’il n’existe pas de loup identique à celui représenté finalement dans la source originelle.
Mais laissons Noé commenter lui-même sa création :

Noé-Malcolm Renaud

Noé-Malcolm Renaud

Noé-Malcolm Renaud est un scientifique québécois étudiant la déglaciation du Nunavut. Il a découvert le dessin héraldique grâce à la conception de jeux de société et à son intérêt ardent pour les incunables, œuvres du berceau de l’imprimerie.
On lui doit la réalisation de compositions héraldiques originales inspirées du blason Kolouch.

Noé-Malcolm Renaud peintre héraldiste incunable
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