Saint-Lizier
Loubet del Bayle

Jean Belfils à Saint-Lizier

La cantine


« Après les journées de travail, organisées dans les divers ateliers ou dans le cadre de la colonie, il fallait bien se retrouver dans un véritable lieu de vie et d’échanges, tant pour les pensionnaires que pour le personnel. Ce point de rencontre incontournable allait être crée le 25 juin 1956 [peu après le départ de Jean Belfils, NDLR] ; il s’agit bien sûr de la Cantine. La vocation et l’utilité de ce lieu ne furent jamais remises en cause, et, d’ailleurs, la cantine existe encore aujourd’hui dans le nouvel établissement. Avant d’en arriver à cette heureuse réalisation, le médecin directeur [Jean Belfils donc], en 1946, fut confronté au non-paiement, dans les délais, du pécule des malades. Il s’émut de la situation, considérant à juste titre le pécule comme un moyen de revalorisation sociale, et, surtout, comme un adjuvant indispensable au moyen thérapeutique qu’est le travail. Il établit donc un lien entre le travail des pensionnaires et le moyen pour eux de profiter du fruit de leur activité, en imaginant d’abord la création d’une cantine, et ensuite un système de jetons qui seraient remis aux malades travailleurs, leur permettant de régler leurs achats. Cette solution offrant le double avantage de permettre une rémunération immédiate du malade, et d’éviter la circulation d’argent.
ChambresDébut 1946, les jetons de diverses valeurs furent émis, en attendant l’ouverture de la cantine. Malheureusement, ce projet fut contrarié car les compressions successives de personnel n’avaient toujours pas permis, en 1950, de détacher un agent, pas plus que de recruter un cantinier. D’autre part, des considérations administratives imposées par le Receveur des Impôts, en application du code des comptes de gestion, s’opposaient à la distribution de ces fameux jetons. En juin 1952, le directeur fait par à la commission que « la création d’une cantine pour les malades, mise à l’étude dès 1946, et pour laquelle des réalisations partielles on pu être menées à bien est sur le point d’aboutir. Le système de jetons est au point, et les jetons eux-mêmes sont prêts ; le local nécessaire est aménagé. Le projet a reçu un avis favorable de l’autorité de tutelle. Il faut maintenant affecter un agent à cette cantine. »

Les années passèrent et ce projet réaliste et conforme à l’humanisation et la vie sociale de l’hôpital finit enfin par voir le jour, dix années tout juste après sa conception. »
Saint-Lizier

1945 - 1955


L’hôpital psychiatrique
en 1954



La création d’un service pour enfants inadaptés


La cantine comme lieu
de réinsertion



L’ouvrage d’André Ortet


Saint-Lizier

Loups, Loubet & Couserans